Presse- La Folle Allure

De Christian BOBIN

LES EXTRAITS

LE MAGUE :

« Un travail admirable, précis et talentueux, mérite d’être vu et revu par le plus grand nombre. »

FRANCE INTER – Nocturne :

« Découvrir la vie de couple en quinze jours, c’est ce que vous faites, c’est ce que vous nous donnez à voir, entre autre chose, et d’autres sublimes choses. »

FAMILLE CHRÉTIENNE :

« Réjouissant soliloque d’une sauvageonne indomptable et pressée de vivre; dans une mise en scène particulièrement inventive. Une réussite. »

RUE DU THÉÂTRE :

« Cette adaptation est frappée du sceau d’une éclatante réussite, assortie d’une étonnante prouesse d’interprétation. Plus qu’une allure folle, c’est carrément « la » classe ! »

LES ARTICLES…

LE MAGUE-Le journal - 4 SEPTEMBRE 2008 – Par Frédéric VIGNALE

Une femme seule sur scène aux yeux de chat pénétrants, une metteur en scène inventive, respectueuse de l’auteur et de son actrice, un texte fort et intemporel taillé sur mesure pour l’émotion, la beauté et la réflexion, le triomphe du mot juste, une belle lumière, des costumes qui magnifient la femme, « La folle Allure » qui se joue actuellement à la manufacture des abbesses est un spectacle d’une incroyable sensibilité qui, sans fausses notes, a offert à un public conquis une grand moment, unique, de théâtre…On est suspendu aux yeux et aux lèvres de la joliesse de Magali, il y a une montée crescendo qui prend au coeur, on est porté par le jeu, la voix, la délicatesse du regard posée par la metteur en scène en adéquation totale avec les intentions de Bobin. On se sent privilégié dans ce show intimiste où la belle nous crie ou nous sussure ses aventures intérieures » On est chamboulé, on pense à la femme, à toutes les femmes qui sont ainsi racontées,narrées , analysées avec un regard si pertinent et bienveillant par ce beau trio d’artistes complémentaires et en phase formé par Bobin, Rachel et Magali. L’amour et l’harmonie étaient palpables en cette générale de « La folle allure » qui a fini par une larme très pudique offerte en fin de spectacle par la metteur en scène venant embrasser son actrice. Un travail admirable, précis et talentueux mérite d’être vu et revu par le plus grand nombre. »

FRANCE INTER (Nocturne)-14 SEPTEMBRE 2008- par Brigitte PALCHINE

« Christian Bobin, j’ai l’impression qu’il a l’habitude de se mettre à la place des femmes et d’écrire dans la peau d’une femme… » « Quand on vous voit jouer on a vraiment l’impression que vous aimez les loups, que vous faites partie d’eux, de leur horde. » « Il y a des choses qui interpellent toutes les filles que nous sommes, les femmes, les mères, les enfants de mères que nous avons été… » « Découvrir la vie de couple en quinze jours, c’est ce que vous faites, c’est ce que vous nous donnez à voir, entre autre chose, et d’autres sublimes choses. »

FAMILLE CHRÉTIENNE (N°1600) – Du 13 au 19 SEPTEMBRE 2008-Par Diane GAUTRET

« LA RENTRÉE SUR LES PLANCHES »

Connue pour sa programmation souvent originale et de qualité, la Manufacture des Abbesses démarre à (la) Folle Allure, sur un texte de Christian Bobin : réjouissant soliloque d’une sauvageonne indomptable et pressée de vivre; dans une mise en scène particulièrement inventive. Une réussite.

RUE DU THÉÂTRE -4 OCTOBRE 2008- Par Franck BORTELLE

L’ART DE LA F(O)UGUE

La jeune compagnie « Bobine et compagnie » déroule le tapis rouge du théâtre à Christian Bobin en adaptant sa « Folle Allure ». Grâce à une mise en scène qui donne vie et couleurs au texte splendide de Bobin sans jamais le trahir, cette adaptation est frappée du sceau d’une éclatante réussite, assortie d’une étonnante prouesse d’interprétation. Plus qu’une allure folle, c’est carrément « la » classe !

Les mots sublimes de Christian Bobin, ses lecteurs les boivent comme un miel apaisant, qu’ils soient incandescente poésie ou laminoir impitoyable. Dans ses romans, Bobin vide son cœur, son âme, offre sur un plateau intime ses secrets les plus enfouis. Sertie de phrases qu’on voudrait apprendre par cœur tant leur simplicité de fond est traduite par une forme fouillée, travaillée mais sans autre prétention que de toucher au plus près le lecteur, l’œuvre de Bobin est un écrin d’une infinie richesse pour des metteurs en scène de théâtre. « Mon premier amour… ». Ces trois mots ouvrent le récit et reviennent quelques phrases plus loin, anaphore donnant le ton à ce texte. Premier amour. Loin du romantisme tourguenievien, il ne sera pourtant question que de ça. Premier amour, ou plutôt premières amours, dans la vie de Lucie, à laquelle Magali Herbinger donne vie dans une interprétation tout en gracieuse (fr)agilité, tout n’étant que recommencement. Le tout premier, pour un loup, à l’âge de deux ans. Puis toute son existence ne sera qu’une route fleurie par l’amour. Son père, sa mère. Ou plutôt ses pères, ses mères. Dans cette grande famille du cirque, on n’a pas qu’un papa et qu’une maman. Des bras paternels, du rire maternel, quand elle en aura assez, elle ira taper à la roulotte d’à côté… Ca lui apprendra dès son plus jeune âge l’art de s’échapper, l’amour de la fugue. Jean-Sébastien Bach (« le gros ») entre dans sa vie. Vie du cirque avant que ses parents (les vrais) ne se reconvertissent dans le commerce du deuil. Mort de l’enfance, tumultes de l’adolescence, première romance avec un certain Roman issu d’une famille où « on ne vous accueille pas, on vous observe ». Mariage, rupture, adultère…

Les sauts de l’ange

Christian Bobin nous transporte sur le fil de son récit et, funambules avertis, nous sommes les acrobates auxquels rien ne peut arriver. C’est comme dans un rêve. Tout est fluide, sans aspérité, délicieusement agencé. L’angélique Magali Herbinger nous prend par la main et nous accompagne dans ce périple. De sa voix enjouée que rien ne semble pouvoir altérer, elle prend tout avec la légèreté de l’éternelle débutante. La fin d’un amour donne la vie à un autre. Le tout premier avec un loup, le tout dernier avec un ogre. Les bons contes font les belles histoires. Gracieuse et agile, elle sautille, cintrée dans un juste au corps noir et une longue étole qui s’accessoirise au fil du récit. La noirceur n’est qu’apparente. Même si la seconde partie du spectacle se teinte d’un léger pessimisme, la poésie n’est pas loin et l’élévation vers des contrées où se confondent mémoire et présent renvoie à l’enfance rieuse. Le formidable travail de Rachel Ruello pour mettre en scène, en danse, en espace ce récit bigarré où la beauté des mots est sublimée, prend des allures de voyage initiatique. Laissons-nous embarquer…